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Et puis, je salue franchement le système de jeu (ingrédients en bocal et petites fioles) qui était vraiment bien trouvé. C'était un réel plus que de devoir broyer ses épices avec des essences, en y ajoutant des incantations: en termes de roleplay, j'ai adoré. Par contre, un briefing herboristes aurait franchement été le bienvenu: les mages et alchimistes y ont eu droit, mais pas les herboristes, du coup plusieurs d'entre-nous ont été un peu largués au début.
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P.S. je vois qu'on parle de Pydjama... c'était quoi le fin mot de l'histoire en fait? son perso m'a trop fait tripper, ça m'amuserait de savoir ce qu'il en était vraiment.

Mea culpa pour le briefing herboriste, mais on avait déjà 2 heures de retard sur le début du jeu et je ne voulais pas empêcher les gens de commencer leur jeu ce d'autant plus que j'aurais du enchainer le briefing alchimiste et herbo... ça aurait pris encore une demie heure a ne rien faire pour les gens. Je me suis contenté de faire un brief perso pour les deux grandes herboristes sur le jeu... Mais c'est vrai que ça a manqué... sorry
Pour l'histoire de Pydjamea: De son vrai nom Sîîn Gaham, ancien très grand alchimiste dépositaire de la Son magie, c'est lui qui avait volé la gemme de la Gnose à Hurl de Vries afin de sauvegarder son savoir. Au moment ou tous les autres anciens disparaissaient suite au renvoi dans son plan de SK (dans le précédent volet de la noire essence Dies Irae) la puissance de la Son magie c'est cristalisé autour de lui, lui a arraché son savoir de très grand alchimiste qui est allé se loger dans la gemme. Sîîn c'est dès lors retrouvé sans aucun souvenir, avec juste le savoir d'un très grand alchimiste qu'il transportait dans la gemme. Cela a causé un bug dans l'administration des Rynlandes, car ils leurs manquait quelque page (ce qui était resté dans la gemme et qui ne c'est pas retrouvé aux rynlandes).
Je mets en c/c les docus de la bibliothèque à ce sujet se sera plus simple:
Extraits du Journal
« ... »
« Le temps presse, il doit bientôt retourner à son plan. Je sais que je n'y échapperai pas. Mon destin est scellé, comme fut scellé celui des Anciens.
Il m'a été donné du temps. Trop de temps pensent certains, mais bien trop peu selon moi. Les immortels redeviennent mortels. Les choses ont un temps et une place et chaque temps et place possèdent une chose.
Mais je ne laisserai pas ces adorateurs de divinités Jean-Fesses me prendre mon savoir. Celui-ci ne leurs appartiendra jamais. Il perdurera, qu'ils le veuillent ou non. Car telle est ma volonté. »
« Cela m'a pris du temps plus que raison. Un temps de plusieurs vies. Un travail titanesque au-delà du raisonnable et bien au-delà de la raison de l'humain. Ces pauvres mortels ne se rendent même pas compte de l'intensité des forces en présence. Tant mieux, même si je ne puis changer ma destinée, ils ne pourront jamais détruire ce qu'ils cherchent à détruire, mon savoir.
En raffinant les plus subtils minerais, en extrayant les plus rares métaux, en leur insufflant un flux vital, j'ai créé le pire cauchemar des copistes. Moi Hurl de Vries, j'ai fait naître la hantise dans leur administration. J'ai accompli le rêve de mon Grand Oeuvre : l'ultime toucher de la main, malaxé, transformé, passant de l'Oeuvre noire à l'Oeuvre au rouge. Avant que l'Oeuvre au blanc ne délivre la Quintessence de ma vie. Nul n'est parvenu à l'expérimenter, je reste le seul, l'unique, l'inégalable. »
« Les forces en jeu sont colossales. L'activation de mon Oeuvre sera sujette à catastophe, les puissances demandées sont à peine imaginables. Je ne sais pas encore comment j'obtiendrai telle puissance, mais les Sulfareis doivent bien en être capables. Je dois les corrompre, trouver le moyen de détourner leur attention afin de leur subtiliser la puissance capable d'activer mon Oeuvre: la gemme de la Gnose. »
Extraits du journal
« ... »
« J'y suis ! L'aboutissement de mon oeuvre est proche ! Bientôt, les Sulfareis succomberont les uns aux autres, attirés par l'indicible. Le subtil rapprochement de ces êtres sur-puissants.
Par le jeu des odeurs et du feu, par le jeu subtil des fleurs et des mouscailles. J'ai obtenu le plus fin filtre d'attirance des Sulfareis.
Cet élixir est en soit une grande réussite. Dommage que je n'y ai pas pensé plus tôt...
L'effet sera à son paroxysme d'ici peu, j'espère assez tôt. Le temps passe vite.
J'espère pouvoir profiter de leur premier émoi afin de soutirer leur puissance. J'en ai besoin pour l'activation de la Gemme de la Gnose.
Les Sulfareis seront bien trop occupés à leurs bas instincts. Lorsqu'ils se rendront compte de ce transfère, il sera déjà bien trop tard. Mon temps se sera égrainé jusqu'au dernier mouvement, le final, l'absence...
Je dois me hâter, les anciens se sont déjà réunis et le compte à rebours final est déjà enclenché... »
« ... »
Recueil de légendes et de comptines pour enfants hectambais
L'Homme avait mille savoirs, mille éruditions. Des Grands Oeuvres à foison jalonnaient son existence. Cet Homme, que seul le savoir guidait, avait l'influence d'une race dont il ne faisait pas partie. Une race de Seigneurs.
Mais l'Homme portait aussi en lui une part de vanité. Vanité nécessaire à l'accomplissement de son oeuvre. La sauvegarde en une seule entité de son savoir.
Il travailla des années durant, mit bien des énergies dans sa besogne, s'isola du reste du monde pour accomplir sa destinée.
Mais, alors même qu'il avait réussi à se jouer du regard des dragons que des amis rendus jaloux par tant d'audace et tant de réussite lui subtilisèrent son oeuvre.
C'est toujours de l'intérieur que survient le danger. Nul doute que notre érudit ne le sentit pas venir, et que ses espoirs d'une vie furent en un instant évaporés.
Il jura de se venger. Il jura que même dans leurs tombes, ils allaient regretter leurs gestes.
L'auteur du méfait fut puni des Dieux. Coincé dans le présent, sans passé ni avenir. Cocasse que les Dieux, que notre Homme prenait pour menu fretin, se soient pareillement sentis touchés par son drame et ait puni le fautif d'une intemporalité.
Les Dieux préfèrent la noblesse de la fronde ouverte à la mesquinerie du vol.
Extraits du journal
« ... »
« Ah, les chiens! Ah, les ignares! Ah, les ingrats! Le grand Flux viendra les reprendre, et mille maux ils subiront...
Comment, comment as-tu pu me trahir? Comment as-tu osé? Moi, qui te vouais un respect sans faille. Moi qui t'ai ouvert les portes de mon savoir. Toi qui en as profité pour créer une magie des sons. Toi qui en as recueilli les fleurs et les louanges.
Mille fois soient maudites tes entrailles Sîin ! Tu as volé l'aboutissement de mes recherches ! Tu as pris quelque chose dont tu ignores la portée. Tu as courbé l'échine sous tes bas instincts ! Tu as volé mon Grand Oeuvre, tu as volé ma vie !
Maintenant tout est terminé. Je ne le sauverai pas à l'intact, des compromis je devrai faire. Disséminé il sera, mon savoir personne ne le reprendra à l'identique.
Mais les arcanes du temps te sont impénétrables. Je te ferai traquer, pourchasser au-delà de la grande faucheuse elle-même, tes viscères joncheront le pavé dont les rats et les chiens se délecteront. La puanteur faisandé et suranné de ton âme sera mis en charpie, et de toi rien il ne restera, pas un souffle, pas une odeur, pas un souvenir...
Tu souffriras, puis jamais tu ne te réincarneras. Je te ferai aller là où le Grand Rien ne propose que lui-même.
Regarde désormais à chaque seconde derrière toi, car la trahison est quelque-chose que l'on fait payer très cher chez les de Vries.
Personne jamais n'a pu revenir pour en témoigner. »
« ... »